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Commerces à Antony : les incohérences de la politique municipale

En matière de commerces, et plus particulièrement de commerces de proximité, on est en droit de se poser la question de la cohérence de la politique menée par la majorité municipale d'Antony en la matière. Si tout est fait pour dynamiser le commerce en centre ville, c’est loin d’être le cas pour les autres quartiers de notre ville.

Prenons quelques exemples.

Le Noyer Doré

Seule zone commerciale dans ce quartier, la place des Baconnets. Avec le nouveau centre commercial réalisé dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain du Grand Ensemble, à écouter la majorité municipale, Sophie Devedjian en tête, on allait voir ce qu’on allait voir. Les promesses pleuvaient : un supermarché, une brasserie, une librairie, un laboratoire médical. Et bien, on a vu ! Le laboratoire médical n’est toujours pas ouvert. A la place de la librairie s’est installée une boutique de prêt à porter féminin qui a fermé pour être remplacée par un fast food. Quand au supermarché Franprix installé, on parle de plus en plus de sa fermeture.

Et que dire de la partie la plus vieille du centre commercial. Les boutiques ferment les unes après les autres (la dernière étant la boucherie) et les commerçants encore présents attendent depuis des années sa rénovation, demandant en vain jusqu’à maintenant l’appui de la municipalité sur ce dossier. Pour masquer ce fiasco, la majorité municipale avait trouvé une solution : implanter des services à la place de chaque commerce qui fermait. Ce fut le cas pour le Pim’s, la mairie annexe aujourd’hui fermée et qui ne sert plus qu’à Sophie Devedjian pour tenir sa permanence. Ce sera bientôt le cas pour le centre de santé de la Croix Rouge, en soi une bonne chose et attendu par les habitants du quartier. Mais pourquoi ne pas l’avoir implanté au cœur du Grand Ensemble, tout comme le Pim’s. Il semble bien que l’on soit arrivé au bout de la logique.

Pajeaud

Dans ce quartier, là aussi, une seule véritable zone commerciale : le centre de la Bièvre. Un centre qui est en train de mourir à petit feu sans que cela ne semble émouvoir plus que de raison la municipalité et ceux qui la dirigent. Le café a fermé, ainsi que le marchand de journaux, il y a près d’un an, et ces deux commerces sont toujours vides. Devant l’émoi des habitants du quartier et des autres commerçants face à une telle situation, la municipalité s’est enfin décidée à préempter le local commercial précédemment occupé par le marchand de journaux. Pour en faire quoi ? Personne ne le sait aujourd’hui. Il serait pourtant grand temps que la municipalité s’implique vraiment sur ce dossier pour que ce centre commercial soit rénové et redynamisé.

Aux dernières nouvelles, il y a pourtant de quoi être inquiet. En effet, alors que jusqu’ici Sophie Devedjian avait toujours assuré qu’aucun commerce n’était prévu dans le projet d’aménagement des terrains de l’ex-IUFM Val-de-Bièvre, elle est dernièrement revenue sur sa position initiale annonçant que des commerces verront bien le jour dans le cadre de ce projet.

Bas-Graviers

Un quartier quasiment dépourvu de tout commerce. Et pourtant une opération d’aménagement importante est en cours dans ce quartier avec la réalisation de 123 logements sociaux sur les terrains appelés « Bas Graviers – Crocheteur ». Une centaine de nouveaux habitants qui, comme les anciens, ne disposeront quasiment d’aucun commerce de proximité. Plutôt que de prévoir d’implanter de nouveaux commerces dans le cadre de l’opération d’aménagement des terrains de l’ex-IUFM Val-de-Bièvre, c’est ici qu’il aurait fallu les prévoir. Mais de cela, la majorité municipale n’en a cure.

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