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La majorité municipale d'Antony plus libérale que jamais

 

Refus d’approuver le plan de déplacement urbain d’Ile-de-France sous de fallacieux prétextes lors du dernier conseil municipal, vente des terrains publics de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre à un promoteur privé (toujours lors du dernier conseil municipal), la majorité municipale se montre décidément plus libérale que jamais.

 

Le plan de déplacement urbain d’Ile-de-France

Alors que ce projet propose d’indéniables avancées en présentant un plan cohérent de déplacement pour la région Ile-de-France basé sur un équilibre durable entre besoins de mobilité et protection de l’environnement, la majorité municipale se refuse de l’approuver à partir de positions incohérentes, politiciennes et basées sur des affirmations erronées.

 

Positions incohérentes

En refusant d’approuver ce plan, la majorité municipale se prononce de fait contre des projets majeurs intéressant directement notre ville et dont elle reconnait pourtant le bienfondé tels l’amélioration de la ligne B du RER, la réalisation de la gare AntonyPôle ou du tramway Clamart-Croix de Berny.

 

Positions politiciennes

En prétendant par son refus d’approuver le plan de déplacement urbain de la région Ile-de-France défendre le secteur pavillonnaire autour des gares d’Antony, la majorité énonce une contre vérité ayant déjà elle-même largement densifié certains quartiers de la ville pourtant situés à proximité d’une gare : la rue Gabriel Péri et le boulevard Pierre Brossolette situés à proximité de la gare centrale, les terrains de l’US METRO situé à proximité de la gare de la Croix-de-Berny, les terrains de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre situés à proximité de la gare Fontaine-Michalon et sur lesquels une opération de construction de 350 logements collectifs est prévue, les terrains du Parc de Tourvoie situés à proximité de la gare Chemin d’Antony et sur lesquels une opération de construction de plus de 180 logements collectifs est en cours.

 

Des affirmations erronées

Projet prévu dans le plan de déplacement urbain de la région Ile-de-France et que la majorité municipale se refuse de voir mis en œuvre au prétexte que le conseil général des Hauts-de-Seine et son Président , Patrick Devedjian, y serait aussi défavorable : la création d’un site propre pour les bus sur la RD 920. Problème : le conseil général des Hauts-de-Seine vient de lancer des études pour la réalisation d’un site propre pour les bus justement sur la RD 920 entre la Croix-de-Berny (sur Antony donc) et la porte d’Orléans.

Mais il est vrai que pour la majorité municipale, un partage de la voirie plus équilibré entre piétons, cyclistes et transports en commun n’a jamais été une priorité.

 

La vente des terrains publics de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre à un promoteur privé

Alors que la municipalité s’apprête à vendre à un promoteur privé des terrains et des bâtiments consacrés depuis des décennies à la formation des enseignants, bâtiments qui jusqu’à leur fermeture par l’université de Cergy-Pontoise étaient en parfait état, cela ne semble émouvoir aucun des membres de la majorité municipale. Pas plus que n’en émeut un seul le fait que ces terrains et bâtiments aient été cédés en 2011 par le conseil général des Hauts-de-Seine à la ville pour près de 9 millions d’euros et que la ville le cède, elle, a la société PITCH PROMOTION pour 25 millions d’euros. Qu’est-ce qui peut bien justifier une telle plus-value en un peu plus d’un an ? Au final, tout ceci ressemble bien à un « cadeau » fait par le conseil général des Hauts-de-Seine à la ville.

 

Quel projet la ville envisage sur ces terrains ?

La construction de 261 logements privés, de 82 logements sociaux rétrocédés à terme à Antony Habitat, de 3 à 4 commerces en dépit des engagements contraires pris par Sophie Devedjian, et d’une crèche. Au final il s’agit donc de permettre à un promoteur de réaliser sur des terrains publics une opération de promotion immobilière. Au vu du prix au m² des logements privés neufs dans le quartier (autour de 6 000 euros) gageons que cela ne devrait pas permettre à beaucoup d’Antoniens de s’y loger. Par contre le promoteur en charge de réaliser cette opération s’y retrouvera certainement financièrement.

Rappelons quand même l’origine de cette situation ubuesque, si elle n’était pas d’une profonde tristesse pour le monde enseignant qui voit des terrains publics consacrés à la formation des enseignants être cédés à un promoteur privé : la réforme de la formation des enseignants de 2009 dite de la « mastérisation ». Une réforme contre laquelle aucun des membres de la majorité municipale n’a jamais émis la moindre réserve et que Patrick Devedjian a applaudi des deux mains.

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